INTERVIEW DE M. FRANÇOIS MICHALON, DIRECTEUR DE FORTUNA EDITIONS

Posted by AT on Vendredi 27 novembre 2009

INTERVIEW DE M. FRANÇOIS MICHALON, DIRECTEUR DE « FORTUNA EDITIONS »

Nous démarrons notre nouvelle rubrique « La parole aux éditeurs » avec une interview de M. François Michalon, directeur de Fortuna Editions.

Propos recueillis par Manuela ALBURQUERQUE (à Paris, ce 17/11/2009).

michalon

-Manuela ALBURQUERQUE :

Vous êtes dans la Finance, mais vous dirigez aussi une Société de consulting en ressources humaines. Pourquoi alors avoir créé une Société d’édition ?

-François MICHALON :

Mon métier de conseiller en investissement financier consiste à faire fructifier les avoirs des personnes qui s’adressent à moi pour cela : je dois, pour ce faire, les écouter, entreprendre avec elles un bilan de leur patrimoine et, en fonction des données qui en ressortent, les conseiller au mieux pour qu’il prospère.

Ce n’est pas tellement différent de mon autre métier, celui de consultant en ressources humaines. Là encore, il me faut prêter une oreille attentive au discours de l’autre, à ses attentes, ses objectifs, ses espoirs, mais aussi aux travers (psychologiques ou autres) qui lui barrent le chemin de la réussite ; à moi de fournir les outils adaptés qui lui permettront de surmonter les obstacles.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est du « sur mesure ».

Cependant, j’ai pensé qu’un public plus large pouvait être intéressé par les nouveaux axes de réflexions et les techniques que j’applique dans le cadre de ma double activité professionnelle. Pour cela, quoi de mieux que le livre ?

D’autant plus que j’ai découvert une personne talentueuse et je l’ai convaincue de coucher sur le papier les extraordinaires révélations qu’elle est en mesure de faire en ce domaine.

-M. A. :

C’est comme cela qu’a commencé cette aventure ?

-F. M. :

Oui, cela s’est passé il y a six ans. Ça faisait longtemps que j’essayais de convaincre le personnage talentueux dont je parle d’exposer par écrit les fabuleuses pépites d’or qui ont jalonné son existence déjà longue, riche d’expériences exceptionnelles. Notamment, parce qu’il faisait preuve (il le fait toujours d’ailleurs) d’un état d’esprit, d’une lucidité et d’un bon sens tels que je n’avais jamais vu cela. Mais lui préférait être en famille, voyager et transmettre oralement ses savoirs.

Et puis, un beau jour, il m’a dit « Banco ! », sans crier gare. Mais il ne voulait pas faire la tournée des éditeurs, ça l’ennuyait profondément par avance.

-M. A. :

Et alors ?

-F. M. :

Alors, après l’avoir tellement incité à écrire, je n’ai pas eu d’autre solution que de créer une maison d’édition pour le publier. Il a fallu que je m’adapte très vite aux us et coutumes d’un monde que je ne connaissais pas ! Car cet auteur, qui s’engage à fond quand il fait quelque chose, m’a remis son manuscrit quelques semaines seulement après m’avoir donné son accord. A l’occasion de cette nouvelle création, j’ai apprécié au plus haut point d’être entouré d’amis et de collaborateurs efficaces et dévoués qui savent ce que rendre service veut dire. Ils ont droit à toute ma reconnaissance.

-M. A. :

Ou en êtes-vous quatre ans plus tard ?

-F. M. :

Plus de vingt titres de mon « auteur phare » (NDLR : Lequel n’est autre que John Edward TANG alias JET !)- décidément prolixe - ont été édités, mais j’ai également publiés d’autres auteurs et nous commençons à connaître une certaine notoriété.

Par ailleurs, la création de collections aux lignes éditoriales très diversifiées telles : Collection Jeunesse, Collection Polar/Série Noire, Collection « PLUS DE… » ont vu le jour pour certaines et pour d’autres sont en préparation pour 2010.

-M. A. :

Vous-même, vous avez écrit un livre, m’a-t-on dit ?

-F. M. :

C’est exact, « Les meilleures astuces pour réussir sa Vie ».  Je l’ai fait à la demande de personnes qui ont obtenu de bons résultats avec les techniques que j’enseigne. Ça m’a permis de passer de l’autre côté de la barrière. J’en ai deux autres en cours, mais ce qui me manque le plus, c’est le temps de les écrire. J’avoue ne pas avoir les facilités de mon premier auteur.

-M. A. :

Pourquoi avoir pris comme dénomination commerciale « Les Editions Fortuna » ? Par référence à l’argent ?

-F. M. :

Même si l’argent n’est pas pour moi un sujet tabou, ce n’est pas en pensant à cela que j’ai donné son nom de baptême à cette maison d’édition. Fortuna, en latin, c’est la chance, la bonne fortune et j’y ai toujours cru. On dit qu’elle sourit aux audacieux ou bien encore aux innocents, c’est certes vrai. Mais il y existe également des techniques  éprouvées pour « forcer la chance », la capter, l’apprivoiser, la mettre à son entier service. Et cela fait l’objet de nombre de livres qui sont publiés aux éditions Fortuna. Ainsi les lecteurs recevront aussi la Chance…

-M. A. :

Revenons à votre prodige aux 20 titres ! Pourquoi cacher son nom ?

-F. M. :

Il est marié, père de trois filles et il tient à préserver sa vie privé. Et surtout celle de sa famille, ce qui est compréhensible. Mais son nom d’auteur est connu : John Edward Tang. Le choix de ce pseudonyme se fonde sur le surnom que lui donnent ses amis : « JET » (dont les trois lettres constituent les initiales de John Edward Tang). Oui, « JET », comme l’avion supersonique parce qu’il est toujours entre deux voyages, entre deux avions qui l’emmènent d’un continent à l’autre et aussi parce qu’il est plus rapide que l’éclair. Pensez donc, plus de vingt titres publiés en six ans (Et d’autres se trouvent dans mes tiroirs, en attente) ! Tous les manuscrits en ont été rédigés à la main, sans rature et portent sur des sujets aussi divers que les ressources humaines, l’humour, la poésie, les romans, etc.

-M. A. :

Vingt titres ! Vous devez faire de jolis chèques de droits d’auteur à JET chaque année ! (Sourire !)

-F. M. :

Pensez-vous ! Il me charge de les réinvestir ou de faire don de ses droits à des associations caritatives.

-M. A. :

Je constate sur votre site que vos livres sont disponibles en version électronique. Pourquoi ?

-F.M. :

Pour limiter la déforestation, respecter notre environnement tout en transmettant des connaissances et développer des savoirs-être. Cela permet également aux lecteurs de gagner 50% sur le prix des livres, donc plus accessibles à tous. Enfin parce que ce qui importe, ce n’est pas le livre en tant qu’objet - nous ne faisons pas dans le livre de luxe - mais bien son contenu.

-M. A. :

Comment voyez-vous l’avenir des Editions Fortuna ?

-F.M. :

Nous souhaitons bien entendu maintenir notre ligne éditoriale fondée sur des valeurs humanistes et conserver notre liberté de pensée ainsi que d’écriture afin de continuer à faire valoir publiquement des positions originales. Il est cependant quelque chose qui nous interpelle particulièrement aujourd’hui, c’est la crise financière, économique, sociale dont, à mon avis, nous n’avons encore vu que les prémices. Il m’apparaît qu’elle sera si profonde que nous allons assister à un changement radical de société. Mais le monde qui en résultera sera ce que les êtres humains - vous, moi y compris - en feront. Dans ce contexte, certes, difficile, mais qui peut également être très prometteur, les éditions Fortuna vont s’efforcer de jouer pleinement leur rôle pour promouvoir leur philosophie du mieux être partagé qui se fonde non pas sur de belles idées creuses mais sur des expériences pratiques que chacun peut appliquer pour mettre, comme le dit JET, « plus de vie dans la vie » (un slogan repris depuis par la SNCF !).

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www.editionsfortuna.be

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