EIPA - CONFRONTATIONS / LA FIN DE LA FLANDRE BELGE ?

Posted by AT on Jeudi 7 juin 2012

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Céline Préaux

Éditeur « Avant-propos ».

« On ne connaît évidemment pas le nombre exact de francophones qui vivent en Flandre, faute de recensement, mais selon certaines études crédibles, le nombre important de 300.000 est régulièrement cité. »

Nombreux sont aujourd’hui les Belges qui s’interrogent sur le futur de leur pays. Alors que la Belgique est traversée par la plus longue crise de son histoire, d’aucuns se demandent s’il existe une porte de sortie à ce qui semble être un nœud gordien.

Dans ce cadre, les experts se relaient pour tenter de remonter aux origines de la crise actuelle et d’éclairer le public sur les causes du malaise communautaire. Mais, si les relations entre Flamands et Wallons sont passées au crible de l’analyse, il est une partie de la population belge qui est entièrement laissée dans l’ombre : les francophones de Flandre.

Or, selon nous, le problème des langues en Belgique n’oppose pas, comme on le dit souvent, la Flandre à la Wallonie. Il puise sa source dans les relations entre majorité et minorité en Flandre même. C’est aussi ce que nous démontrerons dans cette étude, première analyse d’envergure entièrement consacrée aux francophones de Flandre. Nous montrons en quoi la présence des francophones en Flandre explique l’orientation actuelle de l’identité flamande, une identité qui se veut aujourd’hui radicale, homogène, sûre d’elle et déterminée, mais qui est loin d’être gravée dans la roche.

L’auteur :

Céline Préaux a effectué une licence en histoire contemporaine à l’Université Libre de Bruxelles. Elle a ensuite obtenu un diplôme d’Études Approfondies, pour lequel elle a réalisé un mémoire au sujet des francophones de Gand dans les années 1990.

Passionnée par le sujet, elle a creusé la question dans une thèse de doctorat récemment défendue à l’ULB. Elle y met en relation le cas des francophones de Flandre et celui des anglophones du Québec.

Revue de Presse /

La critique de Stéphane Tassin

pour La Libre Belgique (Bruxelles) :

Extraits : « Les problèmes linguistiques empoisonnent notre pays quasiment depuis sa création. Le problème plus que persistant qui existe entre les deux grandes communautés linguistiques du pays trouve sa source dans une situation flamando-flamande. C’est l’une des choses expliquées par Céline Préaux, docteur en histoire de l’ULB dans un ouvrage qui vient de paraître et qui s’intitule La fin de la Flandre belge, relève la Dernière Heure.

“En Flandre, les Wallons et l’ensemble des francophones sont pointés du doigt alors qu’au départ, la frustration des Flamands est née à l’égard des francophones de Flandre. Ces francophones de Flandre étaient flamands et par ascension sociale, ils ont adopté le français. Ils mettaient ainsi une barrière avec le reste de la population qui parlait flamand.”

Les conclusions livrées dans son livre par l’historienne sont d’ailleurs assez négatives pour l’avenir : “La Flandre ne fera jamais marche arrière. Il n’y aura jamais de reconnaissance des francophones de Flandre comme minorité. Une homogénéisation linguistique de la Flandre est apparue dans les années 30 et dans les années 60 avec la mise en place de la frontière linguistique et la fin du recensement. Cette homogénéité est totale. Le mythe fondateur de la Flandre s’est mis en place avec l’identification d’un ennemi commun qui est le francophone. Désormais, c’est la Flandre avant tout. La vision de la Flandre est avant tout ethnique et c’est assez négatif” (…) “Les francophones de Flandre sont amenés à disparaître. Leurs associations sont en train de s’éteindre et ils ne sont pas optimistes pour l’avenir. Ils ont cette peur de disparaître et cette peur est totalement légitime. On leur a supprimé l’enseignement et l’administration dans leur langue” .

On peut donc en conclure qu’à moins que la Flandre ne revoie ses mythes fondateurs construits manifestement sur du sable et que la vision historique qui prédomine en Flandre ne se tienne d’une plus grande objectivité, le mal devrait inévitablement s’approfondir entre les deux grandes communautés du pays. »

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/732666/la-flandre-belge-c-est-tres-bientot-fini.html

Revue de Presse /

La critique de Pierre-Yves Meugens

pour Le Soir (Bruxelles) :

Extraits : « Histoire Un ouvrage se penche sur les raisons du repli identitaire.

Un travail qui est le fruit de plusieurs années de recherches réalisées dans le cadre de sa thèse de doctorat, récemment défendue à l’Université Libre de Bruxelles. Cet ouvrage est la première analyse d’envergure entièrement consacrée aux francophones de Flandre. Il montre en quoi la présence de ces derniers explique l’orientation actuelle de l’identité flamande, une identité qui se veut aujourd’hui radicale, homogène, sûre d’elle et déterminée, mais qui est loin d’être gravée dans la roche. L’auteure remonte aux origines de la création de la Belgique, pour souligner le sentiment très largement patriotique des Flamands à l’époque. De façon interdisciplinaire, faisant appel à de nombreux outils issus des sciences sociales et politiques, elle analyse les griefs des Flamands au XIXe siècle. Des griefs bien souvent ignorés. Face à la réaction radicale des francophones de l’époque, on comprend mieux le repli des Flamands sur leur propre nation (imaginée ou réelle). Ils abandonnent la nation belge au sein de laquelle ils n’ont eu que peu de place d’épanouissement. Mais comment en sont-ils venus à

construire une nation entièrement homogène et fermée sur elle-même ? Les francophones sont-ils les seuls responsables des maux qui frappent aujourd’hui la société belge ? Peut-on véritablement parler de responsabilité ou doit-on reconsidérer leur rôle en le replaçant dans son contexte historique ? La Flandre peut-elle changer de trajectoire ou va-t-on inéluctablement vers la séparation ? Voilà autant de questions qui gagneront en compréhension à la lecture de cet ouvrage. »

http://archives.lesoir.be/-la-fin-de-la-flandre-belge-_t-20111212-01PZLP.html

Le site de l’éditeur :

http://www.avantpropos.eu/livres/la-fin-de-la-flandre-belge

Céline Préaux

Éditeur « Avant-propos ».

150 x 235 mm - 318 pages

ISBN 978-2-930627-17-5

22,95 €

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