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En complément de la nouvelle édition de la Monographie

BUREN N. ED. De Guy Lelong

Coédition CNAP/Flammarion



Revue de Presse

Avec Libération (Paris, 8 mai 2012)

Buren, l’invité 2012 de «Monumenta», au grand Palais à Paris, présente son oeuvre.

Daniel Buren : «J’organise un dialogue avec le lieu, je joue avec»

Monumenta 2012 Du 10 mai au 21 juin, au Grand Palais (75008).

Rens. : www.grandpalais.fr

Libé organise une « Visite guidée par l’artiste de son œuvre ». Qui est complétée par un reportage video.

Extraits : « Ma seule hésitation lorsqu’on m’a proposé d’investir ce bâtiment magnifique concernait l’entrée. J’ai demandé à pouvoir condamner l’entrée principale, qui m’a toujours posé problème : on n’entre pas dans une cathédrale directement par le cœur. Comme la façade du bâtiment, cette entrée sur le côté est ratée. Notamment dans ses proportions. On dirait une grande cheminée.

Pour accepter la proposition, il fallait donc se servir d’une autre entrée, rarement utilisée, l’entrée Nord. De là, j’ai imaginé un couloir en pente douce depuis la rue, un peu comme une longue-vue, à l’intérieur duquel on marche lentement découvrant de pas en pas un carré de lumière de plus en plus grand, avant de se retrouver directement dans l’exposition.

Là, tous les chemins sont ouverts, on peut déambuler comme on l’entend. Toujours sous un plafond assez bas composé d’un ensemble de cercles tangents de différentes tailles sur lesquels on a tendu un film plastique de quatre couleurs. Même transparent, ce plafond bas permet d’accentuer par contraste la taille non touchée de toute l’enveloppe du bâtiment de verre et de métal. Il n’y a aucune espèce de compétition possible avec le bâtiment.

Dès que le soleil frappe, c’est l’aspect le plus moche du lieu, ce sol de travail, brut, fissuré, qui se trouve mis en valeur et devient lui aussi somptueux avec ces tâches de couleur qui donnent l’impression de peinture, de pigments ou d’un grand dallage. Lorsqu’on lève la tête, on découvre toute l’architecture, mais transformée par le filtre de couleur. Anish Kapoor avait voulu échapper au lieu en nous enfermant dans un autre, c’était une manière très intelligente de réagir au bâtiment mais ce n’est pas du tout la mienne. Je ne cherche pas davantage à mettre le lieu en valeur, il s’en charge très bien tout seul, mais je joue avec lui, j’organise le dialogue.

A l’exact aplomb de la partie la plus haute, qui oscille entre 46 et 48 mètres, le centre est conçu comme une clairière, plus de cercles colorés ni de poteaux qui les soutiennent, noir et blanc, juste des miroirs posés au sol sur lesquels on peut marcher en découvrant les reflets de la grande verrière colorée de films bleus.

L’œuvre est très fluide, elle dépend étroitement de la lumière mais la nuit, puisque c’est ouvert jusqu’à minuit, c’est encore autre chose. J’ai imaginé une version de nuit, comme à chaque fois que j’interviens dans l’espace public, avec des éclairages très mouvants. »

Article complet sur :

http://next.liberation.fr/arts/2012/05/08/j-organise-un-dialogue-avec-le-lieu-je-joue-avec_817316

REPORTAGE VIDEO /

Libération, 10 mai 2012 :

« Comment Buren sculpte l’air au Grand Palais »

Par MARC QUATTRO

Daniel Buren présente sa nouvelle création, «Excentrique(s), travail in situ», au Grand Palais.

http://next.liberation.fr/arts/2012/05/10/comment-buren-sculpte-l-air-au-grand-palais_817779

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