CLINT EASTWOOD. UNE LEGENDE

Posted by admin on Dimanche 21 octobre 2012

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Patrick McGilligan et Muriel Levet

Nouveau Monde éditions

Historien du cinéma américain, Patrick Mc Gilligan consacre un ouvrage à Clint Eastwood ; une biographie « scrupuleusement documentée » de l’acteur et cinéaste, avec des infos provenant des archives de studio et de manuscrits non publiés.

L’auteur évoque bien sûr chacun de ses films (dont le dernier, J.Edgar », avec Leonardo DiCaprio), et explique comment la vie d’Eastwood a été « retouchée et enjolivée ».

Présentation de l’éditeur : Comme l’homme sans nom, l’un de ses plus célèbres rôles, Clint Eastwood est entouré d’une aura mystérieuse. Le véritable Clint, n’a jamais été aussi honnêtement décrit que dans cette biographie scrupuleusement documentée.

En se plongeant dans des archives de studio et des manuscrits non publiés, en interviewant ses amis, sa famille et ses associés, qui, pour la plupart, n’avait jusqu’ici jamais osé coopérer avec l’auteur d’une biographie non autorisée par Clint, Patrick McGilligan a réussi un véritable tour de force.

Il nous explique comment la vie de Clint a été retouchée et enjolivée par ses attachés de presse et les journalistes, revient en détail sur chacun de ses films et examine ses relations avec les femmes (il est le père d’au moins cinq « enfants illégitimes »).

LU DANS LES MEDIA

http://blogs.lecho.be/lupourvous/2012/01/clint-eastwood-une-l%C3%A9gende.html

Posté le 11 janvier 2012 par Philippe Degouy

« Clint Eastwood, une légende »

Simultanément à la sortie de son nouveau film « J. Edgar », Clint Eastwood se voit gratifié d’une nouvelle biographie, non autorisée, qui révèle certaines facettes cachées de l’artiste.

Célèbre biographe, Patrick McGilligan s’est intéressé à une légende, l’une des dernières stars du cinéma américain: Clint Eastwood. En quelque 770 pages, il a voulu retracer le portrait de l’homme caché derrière le masque public. Raconter ce qui n’a jamais été dit en interview et montrer que la personnalité de l’acteur-réalisateur n’est pas aussi lisse que le sourire arboré face aux journalistes. Une légende construite par Clint Eastwood sur son charme et sa parfaite maîtrise de la publicité.

Clint Eastwood? Un homme complexe, comme l’affirme une personnalité interrogée par l’auteur: “C’est un personnage étrange. Il peut avoir un flingue dans la boîte à gants et écraser la pédale de freins pour ne pas rouler sur un écureuil qui traverse la route devant lui.”

Signalons d’emblée qu’il y a à boire et à manger dans ce volume. On passera sans hésitation les chapitres consacrés à sa vie privée, aux procès de divorce et autres informations pour midinettes. Pareil pour les avis de connaissances de Clint qui veulent rester, courageusement, anonymes dans les moments de délation.

Plus intéressantes, par contre, sont les nombreuses anecdotes relatives aux tournages, à ses relations avec les réalisateurs. Là, le livre montre tout son intérêt. Tous les classiques sont ainsi racontés en détails.

Au fil des pages, on découvre aussi la véritable personnalité de Clint Eastwood, ainsi que ses convictions politiques, plutôt orientées à droite mais sans tomber dans l’extrême comme le dénonçait une certaine presse dans les années 70, lors du tournage de films policiers de la série Harry Callahan.  « Si j’étais républicain quand j’ai débuté ma carrière, c’est parce qu’Eisenhower nous avait promis de nous sortir de la guerre de Corée. Et puis, avec le temps, j’ai pris conscience de l’existence de toute une philosophie républicaine qui me plaisait. Mais ils ont perdu cette philosophie. Et les libertaires en sont désormais plus proches. Ce que je pense vraiment, c’est qu’il faudrait laisser les gens un peu tranquilles. »

Un acteur qui a joué les durs à cuire au cinéma et qui l’est également dans la vie. L’homme n’hésite pas à défendre ses idées et à répondre coup pour coup aux attaques.  Comme lors de son conflit avec le cinéaste Spike Lee qui lui reprochait de n’avoir pas mis assez de noirs dans les films « Flag of our fathers » et «  Letters of Iwo Jima ».

Quant à son côté « Dirty Harry » (du nom d’un personnage de flic misanthrope et hargneux), il apparaît quelques fois sous sa carapace d’homme agréable. Parlez lui de Michael Moore, par exemple : « Je jure de le tuer s’il se présente chez moi comme il l’a fait pour Charlton Heston. » On imagine très bien, en effet, Clint pointant son Magnum 44  sur le front du cinéaste de gauche en lui citant sa réplique fétiche: « go ahead punk, make my day! (« vas-y, fais- moi plaisir ! ») ».  Pour la petite histoire, cette réplique était celle fréquemment employée par le président Ronald Reagan, admirateur de Clint Eastwood.

Aujourd’hui, l’acteur-réalisateur  renoue avec l’actualité avec sa biographie du directeur du FBI, J. Edgar Hoover. Une oeuvre controversée qui démarre lentement aux Etats-Unis.

Après ce film, Clint Eastwood envisage de repasser devant la caméra dans une comédie.

Comme le précise si justement Steven Spielberg dans le livre, “Clint, malgré son âge (81ans) a toujours la capacité de créer la surprise, et ce en partie parce que ses goûts sont très éclectiques.”

Biographie de l’auteur

Patrick McGilligan est l’un des plus célèbres biographes et historien du cinéma américain. Ses précédents ouvrages, qui font autorité en la matière, ont pour sujet Jack Nicholson ou les réalisateurs Robert Altman, George Cukor et Fritz Lang. Il vit à Milwaukee dans le Wisconsin avec sa femme et ses trois enfants.

Paru le : 5 janvier 2012

Format : Broché

Nb. de pages : 784 p.

ISBN-10: 2847366571

ISBN-13: 978-2847366570

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