« MÊME EN DOCUMENTAIRE, PIRATE BAY GÊNE HOLLYWOOD »

Posted by AT on Mardi 1 octobre 2013

urn:newsml:dpa.com:20090101:130727-99-02323

« Ça craint d’être censuré par les systèmes informatiques de Google et Hollywood [...]. C’est vraiment bizarre d’être puni pour avoir innové dans le modèle de distribution par une industrie qui fait si peu pour les réalisateurs qu’elle déclare protéger [...] Pour moi c’est une leçon déprimante, Google préfère agir comme un proxy privé partisan de l’application de droits d’auteurs dépassés plutôt que d’aider des réalisateurs indépendants qui tentent de nouvelles choses avec des modèles de distribution viables »

- Simon Klose, réalisateur

Revue de Presse avec La Libre Belgique (Bruxelles) /

Google , censure , The pirate bay et Hollywood :

Extraits : « Le réalisateur suédois Simon Klose a enfin obtenu une réponse de Google sur la censure dont souffrait, dans le moteur de recherche, son bon documentaire TPB AFK consacré au procès de The Pirate Bay : TPB AFK - pour « away from keyboard ».

Quelques jours après la sortie du film, mis à disposition gratuitement en ligne et donc sur The Pirate Bay, les studios hollywoodiens avaient sommé le moteur de recherche de supprimer certains liens renvoyant à des œuvres dont ils possèdent les droits. Et parmi elles se trouvait TPB AFK. Le tout en vertu du fameux Digital Millennium Copyright Act (DMCA), qui permet aux ayants droit de signaler un usage abusif ou illégal de leurs productions sur le Web.

En vertu de cette loi, des plaines de Viacom, la Paramount, la Fox et plus récemment de Lionsgate envoyées à Google ont référencé de nombreux liens frauduleux, dont certains renvoyant au film de Simon Klose. Or, ce documentaire suédois, totalement financé par Kickstarter, peut difficilement être soumis aux lois américaines sur le copyright. Dans sa lettre ouverte aux majors hollywoodiennes, le réalisateur tire donc deux conclusions : soit son documentaire est victime d’une censure volontaire et « that sucks », soit les technologies de reconnaissance automatique des œuvres qu’utilisent les studios pour traquer leurs films en ligne se sont trompées. Et ça aussi, « that sucks » (…) Pour assurer la diffusion de son film, déjà visionné plus de deux millions de fois, Simon Klose a donc dû prouver que les studios n’ont pas de droits sur son documentaire. Les avocats du site Chilling Effects qu’il a contactés lui ont néanmoins déconseillé toute action en justice : « Les avocats ne voyaient pas comment poursuivre les studios pour avoir déclaré de faux liens soumis au DMCA et chercher à nuire, à moins que je puisse prouver que c’était délibéré et de mauvaise foi », explique le réalisateur, désabusé. »

RECOURS A LA BONNE VOLONTE DE GOOGLE …

« Les juristes ont plutôt conseillé à Simon Klose de se tourner vers Google et de remplir un formulaire de contestation DMCA… Le Suédois a préféré négocier directement avec la firme de Mountain View et a réussi à contacter David Mothander, en charge de la politique de Google dans les pays scandinaves, qui a proposé de remettre en service les liens désactivés. Ce qui doit encore être fait, et durable.

Malgré ce geste magnanime, Google n’est pas entré pour autant dans les bonnes grâce de Simon Klose. Pour le documentariste, même si l’affaire se termine bien, le constat est assez déprimant (…) Depuis le début de l’année les différentes firmes cinématographiques se sont effectivement montrées très à cheval sur les droits d’auteur en signalant au géant du Web plus de 100 millions de liens à supprimer. Si l’on en croit TorrentFreak, la plupart de ces pages ne sont déjà plus disponibles. »

EIPA/ avec LLB / 01.10. 2013

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